La pollution de l'air intérieur, "enjeu sanitaire
majeur" et négligé
31/01/2008
A ceux qui pensaient être à
l'abri de la pollution bien calfeutrés chez
eux, Marie-Christine Blandin, sénatrice (Verts) du Nord-Pas-de-Calais,
adresse un démenti. Rapporteur de l'office parlementaire des choix
scientifiques et technologiques, composé de 32 parlementaires de toutes
tendances politiques, l'élue rend public, jeudi 31 janvier, un travail
consacré aux polluants de l'air intérieur. Le texte a été adopté à
l'unanimité par l'office.
Selon
la sénatrice, il s'agit d'un "enjeu sanitaire majeur". L'air
intérieur
est un "cocktail à risques" trop peu surveillé et dont les effets sur
la santé ne sont pas correctement évalués, affirme-t-elle.
Cet air est
pourtant "davantage pollué, quantitativement et qualitativement, que
l'extérieur". Le confinement augmente l'exposition des individus. De
plus, nous passons 85 % de notre temps à l'intérieur, dans diverses
"boîtes" : bureaux, maisons, voitures, bus, gymnases, bars, etc.Il
ne s'agit pas de "dédouaner" l'air extérieur : les polluants issus de
la pollution automobile, industrielle ou agricole pénètrent dans les
locaux et contribuent à leur mauvaise qualité. Mais les espaces clos
accueillent une foule d'autres polluants, émis par les objets familiers
qui contiennent tous ou presque des produits chimiques : détergents,
désodorisants, lessives, bougies, peintures, colles, plastiques,
textiles, produits cosmétiques, ordinateurs, meubles, tapis,
insecticides…
l'article original: http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/01/31/la-pollution-de-l-air-interieur-enjeu-sanitaire-majeur-et-neglige_1005600_3244.html#ens_id=965049
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